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Gisèle.
Je suis née à Cannes et j’y ai habité jusqu’à mon installation à İstanbul en 1983. Lorsque j’avais seize ans, j’ai remporté le Grand Prix de Poésie du Président de la République française. J’ai entamé ensuite des études de Lettres, puis obtenu le Capes de Lettres modernes et effectué mon mémoire de Maîtrise sur le thème du silence dans l’oeuvre d’Elie Wiésel. En 1983, suite à ma rencontre avec celui qui allait devenir mon époux, je me suis installée à İstanbul. Pendant neuf ans, j’ai exercé le métier de Professeur de littérature au lycée Saint Michel d’İstanbul. Depuis, je travaille au Lycée français Pierre Loti. J’ai deux fils, nés en 1988 et 1991.
Livres
Tous les livres de Gisèle sont en vente en France sur Amazon.fr et Ataturquie.fr. En Turquie dans toutes les librairies.
2003 : La Trilogie d’İstanbul I, Fenêtres d’Istanbul, Editions Bartok.
2004 : Dynasties de Turquie médiévale I, La Sultane Mahpéri, Editions Gita, Istanbul.
2006 : La Trilogie d’Istanbul II, Grimoire d’Istanbul, Editions Gita, Istanbul.
Nouvelle édition de Fenêtres d’Istanbul, Editions Gita, Istanbul.
2009 : La Trilogie d’Istanbul III, Secrets d’Istanbul, Editions Gita, Istanbul.
2010 : Mes Istamboulines, Editions Gita, İstanbul.
Lire et écrire
La passion des livres et de l’écriture m’est venue très tôt. J´ai toujours eu l´intime conviction d´être née écrivaine. A dix ans, je n´avais qu´une ambition, écrire un roman. J´ai réussi à convaincre mon cousin, de même âge que moi, à délaisser nos jeux pour nous consacrer à l´écriture d´un roman. J’avais fixé un terme, la fin des vacances de Pâques, et nous l´avons tenu. Je crois que c´est en écrivant mon nom sur la page de garde que je me suis mariée à la littérature. A partir de cette époque, je n´ai plus cessé d´écrire. Quand je m´ennuyais en classe, j´écrivais. Je noircissais de poèmes les pages de mes classeurs. J’étais en abstraction. L´activité de l’écriture étant par excellence silencieuse et calme, je pouvais, de l´extérieur, être considérée comme une élève modèle. Aujourd´hui, je ne revois de mes professeurs de collège qu´un fantôme insipide. J´ai oublié leurs noms, leurs visages. Sauf celui d´un professeur de français qui parvenait, pas son enthousiasme, à me faire émerger de mon brouillard. Ecrire, c´est oublier, s´abstraire, se désennuyer. C´est lutter contre l´angoisse, la morosité. Contre l´effroyable ennui des heures perdues dans les corvées. La mortelle gangue des obligations. De tout ce temps qu´on nous dérobe, ces heures à jamais perdues et arrachées à notre temps de vie. Ecrire, c´est se révolter. C´est faire sa psychothérapie sans psychothérapeute.
A quatorze ans, j´écrivais mon second roman, une histoire désespérée et réaliste. Mais bien vite, je me suis consacrée à la poésie. Je lisais de jour et écrivais de nuit. Bien vite, j´eus épuisé toutes les ressources de la bibliothèque familiale et l´on n´arrivait plus à me sustenter. Certains vivent d´amour et d´eau fraîche. Moi, je vivais d´amour et de littérature. Je passais tout mon temps libre à lire. On m’appelait à table, j’arrivais en retard pour lire une page de plus, en vacances, je dévorais un ou deux livres par jour. Je faisais mon délice de tout texte me tombant sous la main, des livres que je ne pourrais plus lire aujourd’hui, comme la série des Hommes en blanc.
Ma vie durant, les phrases des livres se sont superposées au réel ou parfois, je recherchais dans la réalité les phrases des livres. Toute ma vie, les matins froids de printemps, j’aurai pensé à la phrase de Proust « c’était un printemps glacé » Ou quand on me parlait de la fin d’un amour, à la dernière phrase d’Un amour de Swann. L’autre jour, on m’appella d’une voix forte. Aussitôt, le vers de Verlaine s’imposa : « Pour sa voix elle est douce et sonore… »
Quand je ne pas lisais, je jouais du piano. La musique est ma seconde passion.
Poésie ou roman ?
Mes écrits de jeunesse ont essentiellement ont été des poésies. J’ai dans mes tiroirs quatre recueils, Terre malédiction, Stalactites, Semé au Zénith et Les Devanciers. Beaucoup de ces poèmes ont été publiés dans des revues spécialisées mais la plupart sont demeurés inédits. J’aime beaucoup la poésie car elle permet l’expression de sentiments personnels, elle peut transmettre des messages et aussi parce qu’elle permet de mettre en évidence l’essence et la beauté d’une langue. Plus tard, j’ai choisi d’écrire des romans parce que cela me permettait d’élargir mes sources d’inspiration et d’aborder des sujets plus réalistes. J’avais envie aussi de peindre des fresques sociales ou historiques.
Par exemple, je me suis passionnée pour le sujet des Seldjoukides et je ne pouvais le faire qu’à travers un roman historique. Cependant, le livre La Sultane Mahpéri est pour moi une sorte d’épopée des Seldjoukides.
En réalité, pour moi, la frontière entre la poésie et le roman est très mince, j’utilise d’ailleurs des poèmes dans mes romans, comme je l’ai fait dans Fenêtres d’İstanbul, La Sultane Mahpéri et Grimoire d’Istanbul.
Vie de femme et vie d’écrivaine
Après mon mariage, lorsque j’ai eu mes deux enfants, l’écrivaine a été contrainte de céder la place à la maman. J´avais entrepris un roman historique pour lequel j´avais déjà effectué d´énormes recherches. Mais je ne trouvais plus le temps de l´écrire. On ne passe pas facilement de la vie d´Alaeddin Keykubad aux couches et aux biberons. Cependant, je ne regrette pas ce sacrifice. J´y ai connu d´immenses joies, plus fortes que celles de mes livres, car elles étaient partagées. Ainsi, pendant dix ans, l´écrivaine hibernait, ne montrant que par à coups le bout de son nez. C´est lorsque le plus jeune de mes fils a commencé à devenir un peu autonome que j´ai décidé de la tirer du sommeil car c´était une question de vie ou de mort.
Maintenant, je ne suis qu´écriture. Je vis dans un dédoublement perpétuel. En apparence, il y a la femme active, qui travaille, s´occupe d´une famille, gère une maison. Cette femme, c´est moi. Pourtant, j´évolue dans une bulle. Une partie de mon esprit écrit sans cesse, où que je sois, quoi que je fasse. Je suis une présente absente, obsédée par les phrases qui défilent dans ma tête. J´y pense nuit et jour. Je m´imbibe comme une éponge de tout ce qui existe autour de moi.
On me raconte une anecdote, je commence un roman, on me confie un secret, j´imagine de quelle façon je pourrais le transformer en écrit, ma double vie me passionne et m´importune à la fois car je ne m´en défais jamais, même la nuit.
J’ai toujours transporté un cahier dans mon sac à main et j’ai écrit dans n’importe quelle situation, sans que les gens autour de moi s’en aperçoivent. Je trouve des sujets d’inspiration presque partout parce que j’observe beaucoup.
Je peux écrire n’importe où, dans un bus, dans un café ou dans n’importe quelle situation de la vie quotidienne, je n’ai pas particulièrement besoin de silence, j’arrive à m’isoler complètement dans ma tête.
Je ne peux pas imaginer ma vie sans l’écriture, c’est le fondement de ma personnalité..
Radios et télévisions
Mai 2003 : TV Star : reportage sur Fenêtres d’İstanbul.
20.05.03 : Radio TRT, émission avec Nejat Çetinok, “Yedi tepeden”, sur Fenêtres d’İstanbul.
14.12.04 : TV “Sky Türk”, reportage sur la dédicace de La Sultane Mahpéri.
21.12.04 : TV , présentation de La Sultane Mahpéri par Derya Baykal, “Derya Gibi”
7.01 05 : “Açik Radyo”, émission avec Eraslan sur La Sultane Mahpéri.
31.01 05 : “Radyo Alaturka”, émission avec Mehmet Ayan sur La Sultane Mahpéri.
Printemps 2005 : “Açik Radyo”, émission avec Levent Dönmez, sur La Sultane Mahpéri et un programme de chansons françaises.
Mercredi 10 mai 2006 : TV “Sky Türk”, reportage sur Grimoire d’Istanbul.
Juin 2006 : FR3, “ Des Racines et des ailes”, reportage par Jean-Christophe Chatton.
16 juin 2006 : TV, “CNN”, “Karalama Defteri” de Doğan Hızlan, sur Grimoire d’Istanbul.
20.02.07 : “Açik radyo.”, émission avec Levent Dönmez,“ Dialogue avec les auditeurs”.
Eté 2007 : “TV8”, reportage sur La Trilogie d’Istanbul et La Sultane Mahpéri (4 diffusions).
11 octobre : TRT2, Émission “Yerli Yabanci” , présentation de Secrets d’Istanbul.
9 janvier 2009 : TV, Show Max, “Evren’le siradisi”, sur Secrets d’Istanbul.
22 juin 2009 : TRT Radio1, “Gecenin içinden”, sur Secrets d’Istanbul.
9 septembre 2009 : Radio TRT Fm, sur Secrets d’Istanbul.
Conférences
Automne 2003 : Conférence au lycée Notre Dame de Sion sur Fenêtres d’Istanbul.
Printemps 2005 : Conférence au lycée Saint- Benoît sur Fenêtres d’Istanbul et La Sultane Mahpéri.
11.11.06 : Conférence au Festival des livres du lycée Sainte Pulchérie : le travail de l’écrivain.
Avril 2007 : Conférence sur La Sultane Mahpéri à l’Université de Kocaeli.
31 mai 2007 : Conférence au lycée Saint-Benoît sur La Trilogie d’Istanbul.
Automne 2007 : Conférence au Lycée Sainte-Pulchérie sur La Trilogie d’Istanbul.
23 janvier 2008 : Conférence au Lycée Koç sur la définition de la poésie.
27 mars 2010 : Café littéraire, Des écrivains-voyageurs à Istanbul, Institut Français.
7 mai 2010 : Symposium international de littérature de l'Université de Beykent : " Marc Hélys, une femme écrivain voyageur à Istanbul au début du XXe siècle ".
Travaux en cours
Théâtre musical, 2011, texte de Gisèle, musique de Erol Köseoglu.
Blog
En complément de ce site, voir le blog http://gisele.ecrivain.istanbul.over-blog.com/
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